Acheter au Quebec

Acheter un condo

Au Québec, si l'on désire acheter un appartement, il est possible d'acheter un condominium, couramment appelé « condo ».

Un condo est un logement en copropriété divise, ce qui est très répandu au Québec. L'idée est de partager un immeuble entre plusieurs propriétaires. Chacun possède son logement de façon exclusive et tous partagent la propriété des parties communes : terrain, hall d'entrée, ascenseur, escalier, stationnement, etc. Tous les copropriétaires sont réunis en un assemblée appelée « syndicat », afin d'administrer le bâtiment et de s’occuper de l'entretien des lieux communs.

Le marché du condo est en pleine expansion au Québec, car il s'agit de l'une des façons les plus simples et les moins couteuses pour devenir propriétaire. L'achat de condo est même aidé par la Société d'habitation et de développement de Montréal qui a crée un programme « Accès Condo ».

Ce programme vise à pousser les personnes physiques à devenir propriétaire de condo. Dans ce but, le programme « Accès Condo » fait une avance de 10% de la valeur réelle du condo. Cette somme représente la mise de fond nécessaire pour l'achat du condo. Ce coup de pouce permet de refaire vivre les quartiers délaissés par les promoteurs privés et également de permettre aux jeunes couples d'avoir accès à la propriété sans avoir la mise de font nécessaire.

Le prix d'un condo varie forcément en fonction de la région, du condo lui-même (il en existe de toutes sortes). Il n’est donc pas possible d'indiquer un prix moyen, mais il s'agit le plus souvent du type d'achat immobilier le plus rentable à terme.

Le système du condo est donc promu par promoteurs personnes physiques, et non par les promoteurs professionnels, d’où des hausses modérées des prix de l'immobilier. Acheter un condo au Québec est donc un système viable, accessible et qui permet de gérer à plusieurs son immeuble, tout en étant propriétaire de son appartement.

Acheter une maison ou un dublex

Voici ce qu'il faut savoir avant d'acheter une maison ou un duplex au Québec.

Le marché de l'immobilier peut se faire de particulier à particulier au Québec, mais la majorité des transactions se font via un courtier.

Quand l'acheteur veut acheter une maison, il fait d'abord une offre d'achat au propriétaire. Il est conseillé de faire une offre comportant la condition de l'obtention d'un prêt et à l'inspection du bâtiment pour ne pas se retrouver ensuite dans une situation délicate.

Si le propriétaire accepte la somme proposée, l'acheteur doit donner suite à son offre d'achat. Un acte de vente est alors signé devant un notaire et la transaction est conclue.

L'achat d'une maison ou d'un duplex peut également se faire auprès d'une société de construction ou d'un promoteur immobilier. Le vendeur doit alors remettre à l'acheteur un contrat préliminaire. Ce contrat préliminaire doit contenir l'ensemble des données nécessaires sur l'immeuble, ainsi qu'une clause permettant à l'acheteur de se rétracter dans les dix jours suivant la signature de l'offre d'achat, en prévoyant une clause suspensive notamment en cas de demande de prêt . Le futur acheteur peut se rétracter si le prêt ne lui est pas accordé ; sans condition suspensive, il peut être pénalisé - à condition d'avoir mentionné la pénalité dans le contrat – à hauteur du montant de la garantie du prix de vente.

Les plupart des appartements à vendre sont ce qu'on appelle au Québec des « condo». Il s'agit de logements en copropriété divise. Ainsi, l'immeuble est partagé en parties exclusives à chacun des propriétaires et en parties communes pour tous. Le syndicat, qui rassemble l'ensemble des copropriétaires, administre le bâtiment et prend en charge l'entretien des lieux communs. Ainsi, en achetant un « condo » on devient propriétaire de son logement, copropriétaire des parties communes et membre du syndicat.

L'achat d'une maison ou d'un duplex n'est donc pas beaucoup différent d'un achat immobilier en France. Les seules variations concernent le vocabulaire utilisé et certaines formalités mineures.

Les riques d'acheter trop vite

Dans la plupart des cas, en qualité d’immigrant, il vaut mieux louer un logement qu'en acheter un en arrivant au Québec. Acheter un logement trop vite présente en effet un certain nombre de risques.

Tout d'abord, et à moins de déjà très connaître le Québec, il faut choisir avec soin l'endroit où l'on souhaite vivre. Toutes les villes et tous les quartiers sont différents, et il serait malheureux d'acheter très vite un logement dans une ville que l'on découvre trop tard et que l'on n'apprécie pas. Commencer par louer un logement permet de découvrir les lieux par soi-même avant de s'engager. Vivre à un endroit est l'une des seules façons de savoir si l'on voudrait continuer à y vivre ou non. Une location offre forcément une plus grande souplesse, et le prix de la location n’est pas « jeté par les fenêtres » mais représente bien souvent la garantie d’un meilleur achat par la suite.

Ensuite, acheter un logement signifie dans la majorité des cas de contracter un prêt immobilier. Or, cette étape doit être longuement et préparée avec soin afin d'obtenir le meilleur crédit possible. Il faut faire un historique de crédit pour obtenir le taux plus bas et pourvoir le négocier. Si l'on achète un logement avec un mauvais crédit dès son arrivé au Québec, cela peut très vite mener à des problèmes financiers. Et ce d'autant plus qu'un immigré commence assez souvent par décrocher un travail avec un salaire moindre que dans son pays d'origine.

Enfin, il vaut mieux louer qu'acheter dans un premier temps, car il faut se laisser le temps de découvrir et de se faire aux us et coutumes du Québec. Cette première étape est nécessaire pour décider si l'on souhaite poursuivre sa vie au Québec et s'y installer pour longtemps. Dans ce cas là, un achat immobilier pourra être envisagé. Mais l'issue d'une immigration est parfois incertaine et ce surtout dans les deux premières années. Être déjà propriétaire peut alors être un handicap, surtout si l'on quitte son travail et que l'on ne peut plus rembourser son crédit.