L’économie du Québec dans son histoire
L’économie du Québec est depuis quelques années marquée par une croissance maîtrisée. Du temps de Jacques Cartier, l’économie de Québec était basée sur la fourrure, les produits agricoles et le bois : c’est une petite économie ouverte, avec un marché intérieur de petite taille et dépendante de partenaires commerciaux que sont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Le XIXe siècle marque le point de départ de l’industrie, du secteur financier, mais l’espace économique se déplace vers le centre du Canada et l’ouest. La croissance de l’industrie s’accélère du Québec au début du XXe siècle, et dispose d’une main-d’œuvre abondante et d’une économie tournée vers la guerre ; on distingue l’industrie légère axée sur les biens courant (aliments, vêtements), de l’industrie lourde qui exploite les richesses naturelles et hydro-électrique, mais dans les deux cas, les capitaux viennent en masse des Etats-Unis. La période de la 2ème guerre mondiale favorise l’essor de l’industrie et marque le retour de la croissance après la crise de 1929. Jusque dans le milieu des années 70, le Québec jouit d’une croissance rapide car l’Europe constitue un bon débouché, la demande de matières premières est en hausse dans le monde et le marché interne est très dynamique du fait d’une courbe des naissances en hausse. Les agriculteurs se mécanisent, exploitent grandement le lait, la viande de porc et les volailles. Cette époque marque aussi la construction de nombreux projets hydro-électriques. Le Québec, sur le plan industriel, connait une mutation puisque le secteur secondaire (vêtements, textile, chaussures) passe de 46% en 1951 à 25% en 1985. Néanmoins, cette époque voit croître le secteur tertiaire qui créé les ¾ des emplois depuis 1951, car l’industrie nécessite des services plus importants (marketing, vente), les populations se déplacent dans les villes et l’élévation de leur niveau de vie demande plus de services et enfin l’Etat ‘providence’ gonfle ses effectifs. A l’heure actuelle, une analyse montre que l’économie du Québec après une légère baisse, devrait retrouver de la vigueur.
L’économie du Québec : une force acquise dans l’industrie
Avec le début du siècle, de nouvelles tendances apparurent dans l'économie du Québec. Cette région demeura très imbriquée dans le contexte nord-américain, mais, pour la première fois dans son histoire, elle se distingua de la Nouvelle-Angleterre. Pour survivre, le Québec dû combattre l'influence grandissante de l'économie des États de l'Est central. Avec l'arrivée de la nouvelle industrie, le Québec s'est intégré pour de bon au système nord-américain et son essor économique est devenu tributaire d'un système exploitant les ressources défini à l'échelle de l'ensemble du continent. Les ressources naturelles du Québec furent appelées à remplir une fonction précise et à combler un besoin spécifique. Par exemple l'énergie hydraulique devint ainsi, pour plusieurs industries, un important facteur. En 1920, la part de l'agriculture dans la production totale du Québec était de 37% ; celle de l'industrie, de 38% ; en 1941, la répartition est la suivante : l'industrie, 64% ; et l'agriculture 10% : l'emploi dans l'industrie a doublé de 1939 à 1950.
De nos jours, l'économie du Québec est une économie post-industrielle moderne et ouverte, dont la balance commerciale est positive. Depuis la signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALE) en 1989, les exportations du Québec vers le territoire américain ont beaucoup augmenté.
En 2008, le PIB du Québec - environ 248 milliards de $, soit 19,0% du PIB canadien – le place au 44e rang mondial pour ce qui est de son économie, derrière la Norvège ou la Suisse, mais devant le Portugal et le Danemark. Le PIB par habitant en 2008 place le Québec derrière la France ou le Japon mais devant l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Le Québec occupe ainsi la 27e position mondiale en 2008 ! Comme la plupart des économies des pays modernes, celle du Québec repose en très grande partie sur le secteur des services.
L’économie du Québec : une ampleur issue du libre échange
Dans la dernière décennie, 80% des exportations du Québec allaient vers les Etats-Unis. Aussi est-il naturel que ces pays se soient mis d’accord sur un accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui est entré en vigueur le 1er janvier 1994. L’ALENA remplace l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis de 1989 ; il vise à intégrer les marchés du Canada, des États-Unis et du Mexique. Sa signature a été motivée au Canada par l’importance d’assurer l’accès au marché américain.
Le commerce de marchandises entre le Canada et les États-Unis a doublé entre 1993 et 2008. Les échanges commerciaux ont plus que quadruplé, au cours de la même période, entre le Canada et le Mexique. Le commerce des services s’est aussi accru grâce à l’ALENA. Il a doublé avec les États-Unis et le Mexique, passant de 42,9 milliards de dollars en 1993 à 86,5 milliards de dollars en 2005. Tous les secteurs sont visés, sauf les secteurs agricoles sous gestion de l’offre (volaille, lait, œufs) et les produits culturels.
En revanche, l’Accord n‘a pu empêcher le mouvement protectionniste américain qui se fait notamment sentir depuis le 11 septembre 2001. Les contrôles à la frontière pour les transporteurs et les différences d’exigences techniques pour certains produits ont ainsi freiné les échanges de ces trois pays signataires.